Résumé

Lars Vonved ou Le pirate de la Baltique… (1869)

Sire... pardonnez-lui... c'est à lui que je dois de vous servir et de vous aimer.
— C'est votre unique enfant?.
— Oui, Sire, c'est un fils unique comme moi.
— Je le pensais ; les lions n'ont souvent qu'un petit, les animaux vulgaires en ont plusieurs.
— Sire!
— Je croirais vraiment que l'âme du grand Valdemar a passé dans le sein de votre enfant !
— Pardonnez-lui, Sire !
— Lui pardonner ! Ah ! je voudrais que Dieu m'eût donné un tel fils !
— O mon roi ! s'écria Vonved les larmes aux yeux et pressant la main de Frédéric, pourquoi avons-nous été si longtemps ennemis ?
Source : Gallica

Lars Vonved ou Le pirate de la Baltique… (1869)

Laissez-moi la rie ! La vie, c'est tout ce que je vous demande. Laissez-moi vivre ; la vie, ah ! ne me la refusez pas.
— Joergen Nielsen, dit solennellement Vonved, es-tu bien un homme ?
— Oh ! capitaine Vonved ! faut-il donc... Oh ! mon Dieu, faut-il donc que je meure, que je meure d'une pareille mort ?
— Joergen, dit Vonved, Dieu m'est témoin que si l'acte
que j'accomplis n'était pas un acte sacré de justice, exigé par le serment solennel que j'ai prêté le premier, ta vie serait, pour l'amour de ton frère, certainement épargnée.
Source : Gallica

Lars Vonved ou Le pirate de la Baltique… (1869)

Mads se mit à rire".
— Pitié! misérable! dit-il d'une voix rauque ; et quelle pitié as-tu ressentie pour mon noble maître, Lars Vonved ? Tu l'as livré, lui, le comte d'Elsinore, l'héritier de la race glorieuse des Valdemar, tu l'as livré à la prison, à l'échafaud, à la roue ! Que ne mérites-tu pas ? J'aurais pitié de toi, vil serpent, monstre venimeux! Moi qui aurais versé le sang de mon frère pour avoir commis une semblable action, je serais plus compatissant envers toi !
— O Mads! vous ne parlez pas sérieusement, c'est impossible ! Pardon ! je me repens... je me repens amèrement !
Source : Gallica

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