Résumé

Lettres inédites de Dumouriez écrite du château de Caen… (1865)

Je te crois partie pour ce pays là, où nous aurons le plaisir de nous voir réunis après une aussi longue séparation qui t'a donné bien des peines et qui a exercé ton bon cœur et ton esprit solide et fertile. Je ne peux pas t'exprimer combien je ressens tous les services que tu m'as rendu et la vivacité et la noblesse de tes procédés. La suite de notre vie nous fournira plus d'une ocasion réciproque de nous prouver notre amitié. Je ne te parle pas de reconnaissance, tu ne veux pas de ce mot.
Source : Gallica

Lettres inédites de Dumouriez écrite du château de Caen… (1865)

En tout j'ay conservé la plus grande tranquillité sur mon sort, même à la Bastille, juges si je le suis à présent que je n'ai plus d'ennemis puissants. Je t'assure même qu'il ne me reste pas le moindre fiel, que je plains et méprise les malhonnêtes gens qu'un nouveau Règne a pû rendre malheureux, que je n'exprime aucun sentiment sur leur compte et que j'oublie parfaitement tout ce qu'on m'a fait de mal. La haine est un sentiment trop facheux et qui peserait trop à mon cœur.
Source : Gallica

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