Louise Bourgeois

Résumé

Louise Bourgeois Les six couches de Marie de Médicis (1875)

Ne vous amusez qu'à bien faire, et à servir celles qui vous appelleront, selon leur gré, pourveu que cela ne leur préjudicie ; si ce qu'elles voudront leur fait dommage, deschargez-vous en elles, et surtout aux assistantes, afin de les persuader à céder à la raison. La douceur d'une sage-femme y sert de beaucoup plus que la rigueur. Le mal d'accoucher est extrême.
Source : Gallica

Louise Bourgeois Les six couches de Marie de Médicis (1875)

Vous estes née dans l'exercice que ceste sage m'a monstré, et cinq mois avant la naissance du plus bel astre qui nasquit de cent ans en France, où Mercure me guida dans les déserts de Fontaine-bleau, par l'entremise des sages enfans de Socrate. Vous rendant capable de leur bien-veillance, vous n'en manquerez nullement, d'autant que vous estes enfant de famille : un Docteur en médecine est mary de vostre sœur, vostre mary fait son cours pour l'estre ; l'un de vos frères est pharmacien, vostre père est chirurgien, et moi sage-femme; le corps de la médecine est entierdans nostre maison.
Source : Gallica

Louise Bourgeois Les six couches de Marie de Médicis (1875)

Elles m'interrogèrent de quelle vacation estoit mon mary ; ce que sçachant, elles ne vouloient pas me recevoir, au moins madame Dupuis, qui disoit à l'autre : Par Dieu, ma compagne, le cœur ne me dit rien de bon pour nous, puis qu'elle est femme d'un Surgean (2) ; elle s'entendra avec ces médecins comme coupeurs de bources en foire. Il ne nous faut recevoir que des femmes d'artisans qui n'entendent rien à nos affaires.
Source : Gallica

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