Léonor-Jean-Christine Soulas d' Allainval

Résumé

Léonor-Jean-Christine Soulas d' Allainval L'école des bourgeois, comédie en trois actes (1761)

BENJAMINE.
Je fuis ravie, mon Oncle, que vous en foyez content;
M. MATHIEU.
:T Oui très-content, ma chère Nièce. Je jurerais que tu feras avec lui la plus heureufe Femme de France. Je ne l'ai vu qu'un inftant mais je fuis fur de ce que je dis. C'efl bien le plus honnête homme, le meilleur cœur, le plus. Oh Ma foi, j'en fuis enchanté.
Me. ABRAHAM.
Vous ne. voulez donc plus la déshériter? M. MATHIEU.
Vous avez entendu comme je viens de dire à M. Pot-de Vin fon Intendant que je lui affurois tout mon bien; je Voudrois avoir cent millions je les lui donnerois avec plus de plaifir.
Source : Gallica

Léonor-Jean-Christine Soulas d' Allainval L'école des bourgeois, comédie en trois actes (1761)

BENJAMINE.
Je vous avoue que tout ce que vous me dires meparoîc bien extraordinaire.
LE MARQUIS, -u. ;p?'
Je le crois franchement. La Cour eft un monde bien nouveau pour qui n'a jamais forti du Marais. Les manières de fe mettre de marcher de parler d'agir de penfer tout cela paroît étranger on y tombe des nues, on ne fçait quelle contenance tenir. Pour nous nous y allons de plein pied c'eft que nous fommes les naturels du pays. Allez allez, quand vous en aurez pris l'air, vous vous y accoutumerez bientôt; il n'eft pas mauvais.
Source : Gallica

Léonor-Jean-Christine Soulas d' Allainval L'école des bourgeois, comédie en trois actes (1761)

Quelle grandeur d'ame Dès qu'on veut ouvrir la bouche pour leur parler de leurs affaires, ils baillent, ils s'endorment, ils regardent comme au.deffous d'eux d'y penfer feulement C'elt un tems qu'on vole à leurs plaifirs on ne leur rend aucun compte ils n'entrent dans aucuns détails & Monfieur le Marquis pouffe ces belles manieres plus loin qu'aucun autre.
Source : Gallica

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