Résumé

Les plaisirs de la Société, ou Nouveau choix de chansons… (1762)

D'un Berger rendre & fidéle, Jeune Iris, féche les pleurs ? Le Dieu de Cythere Te forma pour faire Le bonheur & non le tourment D'un Amant :
Viens, viens,
Tu te pâmes ;
Que nos âmes De leurs fiâmes Embrafent l'heureux cours De nos amours.
ENFIN je refpire ; Un beau jour va luire, Et fuccéder au martyre Qui me déchiroit le coeur : Quand je vois tes charmes, Je n'ai plus d'alarmes ;
Ah ! ah. ! L'Amour eft vainqueur.
Charmante Maîtreffe, Quelle douce yvreffe ! Quels plaifirs raviffans Comblent mes fens ! Dieux ! Dieux ! Quels foupirs ! charmant délire !
Source : Gallica

Les plaisirs de la Société, ou Nouveau choix de chansons… (1762)

UN Berger jeune & tendre Qui foupire nuit & jour,
Iris, vient vous apprendre Les doux myftères d amour .
Mais il faut un coeur docile Pour écouter mes leçons ; Tout mon foin eft inutile, Vous le traitez de chanfon.
PASSEZ votre jeuneffe Dans les amoureux défirs,
Goûtez de la tendreffe Les agréables plaiftrs :
Que vous fert d'être févère >
Il eft doux de s'enflammer ; Quand on eft faite pour plaire, On eft faite pour aimer.
USEZ donc mieux, Bergere, Du pouvoir de vos beaux ans, La beauté paffagere Dans les amours n'a qu'un tems : Craignez ce Dieu redoutable, Un jour il fe vengera
Source : Gallica

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