Résumé

M. Sens et le "Petit Nord" (1879)

Ce n'était pas la peine, ô ineffable M. Sens ! de jouer sur les mots et d'user tant de papier timbré pour dire que le Petit Nord avait raison et dit la vérité.
Quant aux grands airs que prend M. le blackboulé, ils ne nous imposent en aucune façon. Nous ne sommes pas sortis de la cuisse de Jupiter, c'est vrai ; mais comme nous avons pour nous l'approbation des honnêtes gens, nous avons la prétention de croire que cela vaut mieux que les appréciations, même timbrées, de n'importe quel ex-député, fût-il dépourvu de bon sens et de politesse.
Source : Gallica

M. Sens et le "Petit Nord" (1879)

Nous laissons au tribunal correctionnel de Lille le soin de le ramener à des idées plus justes sur le droit de réponse dans un journal.
M. Sens apprendra certainement, à ses dépens, que ce droit, consacré par la loi, a des limites et des règles ; qu'il est une mesure qui doit être observée, et qu'en un mot un journal, pour avoir raconté les actes d'un homme politique, ne saurait être tenu à insérer toutes les divagations auxquelles il plairait à celui-ci de se livrer, sous prétexte d'exercer son droit de réponse.
Source : Gallica

M. Sens et le "Petit Nord" (1879)

Qui est juge de ce que doit contenir la réponse ? C'est celui qui répond. Si la loi a donné le moyen de se défendre, il lui appartient de voir ce qu'il veut répondre. Une seule restriction est apportée à ce droit, c'est lorsque la réponse contient un délit ou est injurieuse ; ces principes sont posés par la cour de cassation. Il ne s'agit pas de savoir si on a banqueté ou si on a dîné ; M. Sens peut repondre ce qu'il veut. Dans ces conditions je demande que le Petit Nord soit condamné à insérer la lettre de M. Sens : quant aux dommages-intérêts, je m'en remets à la sagesse du tribunal.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature