Résumé

Un Lecteur de "L'Univers" M. Veuillot et Giboyer : lettre au directeur du journal "Le Progrès" (1863)

MONSIEUR LE DIRECTEUR,
Vous lisez rarement les ouvrages de M. Veuillot, et en cela, vous faites comme tout le monde. Je serai donc certainement le premier à vous apprendre que, dans le dernier pain béni de sa fabrique, Déodat a fourré à votre adresse une fève empoisonnée. Il a fallu une chance particulière pour me faire mettre la main sur le Fond de Giboyer, et un hasard non moins fortuné pour me faire découvrir l'objet dans la pâte.
Source : Gallica

Un Lecteur de "L'Univers" M. Veuillot et Giboyer : lettre au directeur du journal "Le Progrès" (1863)

M. Hugo était coupable d'avoir écrit « dans les délires de l'exil » comme disait le regrettable Rigault, un vers qui ne se peut avouer, mais de là à être le complice d'un assassinat, la distance est grande, Dieu merci, et il fallait sans doute tout le bien que la religion pouvait en retirer pour déterminer l'honnête polémiste a appeler son ennemi un « Tyrtée du bagne », un « misérable » et à se laisser aller à des inepties telles que de dire que ses livres sont plus infâmes que les scélérats eux-mêmes qui ont tenté de tuer l'empereur.
Source : Gallica

Un Lecteur de "L'Univers" M. Veuillot et Giboyer : lettre au directeur du journal "Le Progrès" (1863)

Reste le fond, le fond du Fond de Giboyer. M. Augier, pour lequel, du reste, je n'ai pas beaucoup plus d'intérêt que pour M. Veuillot, M. Augier écrit dix lignes de plaisanteries sur Déodat.
Celui-ci répond par trois cents pages. Si je vois clair, cela peint un homme, cela le juge. C'est le signe le plus manifeste de son impuissance, la marque visible qu'il ne peut rien en dehors des bas-fonds des petites polémiques.
Source : Gallica

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