Résumé

L'amendement Janzé et la jurisprudence… (1876)

Mais c'est précisément ce régime de législation sur la presse que l'article 3 de la loi du 29 décembre 1875 a eu pour but de faire disparaître. — Aujourd'hui, la vente sur la voie publique est un droit, ce n'est plus une concession. — Cette vente ne peut plus être interdite par mesure particulière. D'où cette conséquence que les journaux n'ont plus besoin d'aucune autorisation préalable pour leurs vendeurs, puisque le refus ou le retrait de cette autorisation serait une mesure particulière d'interdiction contre un journal déterminé.
Source : Gallica

L'amendement Janzé et la jurisprudence… (1876)

Ah ! voyez-vous, messieurs, c'est que la justice est l'honneur, la vérité même, c'est que la justice est la loi constante et perpétuelle sans laquelle les sociétés humaines ne pourraient subsister. Désormais donc, si vous infirmez le jugement de Mâcon et si vous confirmez celui de Chalon, plus d'arbitraire en matière de colportage de journaux sur la voie publique, mais de la justice, et seulement de la justice.
Source : Gallica

L'amendement Janzé et la jurisprudence… (1876)

M. le baron de Janzé a fait remarquer que, dans la pensée du législateur de 1849, l'article 6 de la loi du 27 juin n'était pas dirigé contre les journaux, que le mot « écrit » s'appliquait seulement aux brochures, et surtout aux brochures socialistes. Cela a été reconnu dans l'exposé des motifs de la loi, et c'est par un abus d'interprétation que la jurisprudence, et l'administration à sa suite, ont étendu à la presse périodique une disposition qui ne la concernait pas. « C'est contre cette interprétation de l'article 6, a dit M. de Janzé, que nous avons voulu, réagir par notre amendement. »
Source : Gallica

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