Résumé

Marcellin de Bonnal A M. Émile de Girardin, sur la Lettre de l'empereur… (1867)

La liberté limitée, ce n'est pas la liberté. Elle est entière ou n'existe pas. Ce que la plupart des publicistes nomment liberté, c'est un accouplement bâtard de la liberté avec plus ou moins d'arbitraire, résultant de leurs systèmes, de leurs passions, de leurs convenances, de leurs intérêts. C'est une liberté de convention et non la liberté. C'est tout simplement un moyen de discrédit contre tout Pouvoir qu'épouvantent les fantômes.
Vous, Monsieur de Girardin , vous êtes l'homme le plus absolu en théorie et, en même temps, l'homme le plus pratique.
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal A M. Émile de Girardin, sur la Lettre de l'empereur… (1867)

Vous prétendez, Monsieur de Girardin, que les journaux sont impuissants. Je ne suis de votre opinion qu'à demi. Ils sont impuissants pour le bien ; ils sont influents pour le mal. Si vous avez provoqué quelques grandes mesures, elles sont dues à l'autorité de votre nom, mais non point au journalisme. Les journaux peuvent discréditer les personnes et les amoindrissent dans l'opinion : ils ne font et ils n'ont jamais fait progresser les intérêts réels.
Amoindrir le personnel d'un gouvernement, n'est-ce pas affaiblir ce gouvernement ?
Source : Gallica

Marcellin de Bonnal A M. Émile de Girardin, sur la Lettre de l'empereur… (1867)

Il peut exister des principes en théorie, mais que valent-ils en pratique? S'ils ne sont point applicables, que valent leurs convictions?
Le droit divin, grand principe ; le pouvoir absolu d'un seul, grand principe; le pouvoir absolu de tous, grand principe. L'hérédité, la responsabilité, la liberté entière de la presse sont de grands principes. L'infaillibilité du Pape est un assez joli privilége humain et quel principe !
Source : Gallica

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