Résumé

N..... La justice et les traités (1859)

Les traités, tels que nous les montre l'histoire, sont d'ordinaire des arrangements intergouvernementaux conclus entre un vainqueur et un vaincu. Le premier, aveuglé par la fortune et l'égoïsme politique, pose des conditions arbitraires, c'est-à-dire dures, injurieuses et humiliantes, car il compte sur sa force; le second les accepte, parce qu'il ne peut pas faire autrement. Il est clair qu'il n'est pas question de justice dans tout ceci, et que la force brutale la remplace, selon l'adage :
« La raison du plus fort est toujours la meilleure. »
Source : Gallica

N..... La justice et les traités (1859)

La pacification universelle, telle devait être l'oeuvre des arrangements du Congrès de Vienne. Dans cet aréopage imposant, où allaient se décider les destinées de l'Europe, lasse de guerres cruelles, siégeaient d'un côté l'Angleterre, l'Autriche, la Russie et la Prusse, accompagnées de leurs satellites, comme des vainqueurs, de l'autre la France toute seule, comme la puissance vaincue.
Source : Gallica

N..... La justice et les traités (1859)

La justice n'est donc pas seulement une vertu, quelque chose de saint et d'entouré d'une auréole divine, mais de plus c'est un devoir pour tous les peuples et tous les gouvernements sous l'égide de la loi de Dieu et des lois humaines, et elle a ainsi le pas, comme découlant directement de la Divinité, sur toutes les oeuvres, contrats et traités faits de main d'hommes, et imparfaits comme tout ce qui provient d'eux
Source : Gallica

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