Résumé

Note sur la question de la banque de Savoie (1861)

La Banque de Savoie, qui devait trouver dans l'annexion un vaste champ ouvert à ses opérations, une vigueur et une extension nouvelles, dont l'avenir devait être envisagé sous des couleurs si brillantes, est représentée comme arrêtée, paralysée dans son essor; l'annexion a changé toutes ses conditions d'existence ; au lieu de lui profiter, elle l'a amoindrie; son droit de créer des succursales, droit vain, inerte, dont elle n'a jamais songé à faire usage, invoqué désormais comme son plus bel apanage, est détruit, rendu inutile par les priviléges de la Banque de France.
Source : Gallica

Note sur la question de la banque de Savoie (1861)

Toute l'argumentation de la Banque repose sur une erreur, ou un faux principe, qu'elle proclame comme une vérité incontestable. Suivant elle, par cela seul qu'elle avait le privilége d'établir des succursales dans tous les États du Piémont, elle a acquis, par le fait de sa réunion la
France, le droit d'en créer sur tout le territoire français. Au soutien de sa prétention, elle invoque une consultation de l'éminent jurisconsulte Me Dufaure.
Rien n'est moins vrai que le raisonnement de la Banque de Savoie.
Source : Gallica

Note sur la question de la banque de Savoie (1861)

Dans cette sphère d'activité, la Banque de Savoie a été utile; elle est encore indispensable : sa suppression serait évidemment nuisible, et même une faute politique. Une succursale de la Banque de France, avec ses règles rigoureuses, la simplicité de son mécanisme, son abstention forcée de toutes opérations autres que l'escompte des billets à trois signatures sérieuses, ne remplirait pas le même but et laisserait en souffrance les besoins de ces localités. La Banque de Savoie le comprend ; mais elle en a pris son parti.
Source : Gallica

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