P.-E. de Pontchevron

Résumé

P.-E. de Pontchevron Mademoiselle de Foix et sa correspondance (1867)

A la mort de ma mère, je me trouvai mineure, sans bien, sans appui et accablée de dettes : il s'attacha à mon service, et il me laisse encore mineure à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, mais avec cette différence que, par la grâce de Dieu, et la fidélité de ses soins, je ne dois rien à personne. Son
fils est dans une désolation extrêmement touchante. L'effort qu'on voit qu'il fait sur lui-même, pour cacher sa douleur, perce le cœur. Je suis accablée de chagrin !
Dieu soit béni de tout ce qui lui plaît !
DE FOIX DE CANDALE.
30 décembre 1703.
Source : Gallica

P.-E. de Pontchevron Mademoiselle de Foix et sa correspondance (1867)

Je n'ai pas longtemps à vivre. M. de *** vous a promis de prendre soin de vous : honorez-le, obéissez-lui et l'aimez comme s'il était votre père. Si vous avez de l'amitié et de la reconnaissance pour moi, comme vous le devez, appliquez-vous à vos devoirs avec plus de zèle que vous n'avez fait pendant ma vie. Adieu. C'est de tout mon cœur et avec larmes que je demande à Dieu de vous combler de toutes ses grâces et bénédictions les plus précieuses, afin que j'aie la consolation de vous voir dans le ciel avec moi.
Source : Gallica

P.-E. de Pontchevron Mademoiselle de Foix et sa correspondance (1867)

C'est une bien douce consolation pour moi. Je vous avoue, mon cher neveu, que je suis accablée de douleur : mais c'est par la grâce de Dieu, avec une entière soumission à sa volonté. Tous les raisonnements d'intérêt qui, dans cette triste occasion, se présentent en foule à mon esprit, peuvent bien l'émouvoir, mais disparaissent lorsque je réponds à mon cœur : c'est le Seigneur qui l'a ainsi voulu. Souvenez-vous, mon très-cher neveu, de demander à Dieu que la fin de mes jours soit entre les bras de son entière miséricorde.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature