Résumé

Pierre Barthélemy Cour d'assises, conspiration de la rue des Prouvaires… (1832)

J'engageai Dermenon à voir le préfet, il me demanda à l'accompagner, et j'y fus sans la moindre hésitation. Ici mes amis me font le reproche d'avoir accepté le mandat qui me fut donné par M. Gisquet de recevoir, pour les lui transmettre, les confidences que Dermenon pourrait me faire dans l'exécution des ordres que lui donnait le préfet: oui, sans doute, mes amis ont raison. Après avoir introduit et laissé parler Dermenon, je devais me retirer; mais de ce que j'ai eu ce tort, s'ensnit-il que j'aie trempé dans un sale tripotage de police ?
Source : Gallica

Pierre Barthélemy Cour d'assises, conspiration de la rue des Prouvaires… (1832)

Par suite de cette ligue entre gens intéressés à étouffer notre patriotique entreprise, les journaux d'alors, soumis à la coterie littéraire, ne publièrent rien sur nous, mais, en revanche, répandirent le venin de la plus lâche calomnie. A cette coterie a succédé la camaraderie politique dans laquelle se retrouvent eu partie les mêmes hommes. Je ne fais pas plus partie de celle-ci que je n'ai fait partie de l'autre ; de là cet abandon d'hommes qui exploitent la presse financière pour eux et leurs amis, et préfèrent perdre un patriote utile, que de prendre sa défense et se l'attacher.
Source : Gallica

Pierre Barthélemy Cour d'assises, conspiration de la rue des Prouvaires… (1832)

M. Gisquet à poussé la témérité du mensonge jusqu'à dire à l'un des membres de la Commission pour les délits politiques, que je n'avais jamais été condamné en ce sens, et que c'était à tort que je me présentais comme une victime de la restauration. Un chef de police qui en impose ainsi mérite un nouveau démenti; et, cette fois, ce ne seront pas des témoins que je ferai entendre. Sous la restauration j'ai, en onze à douze ans, soutenu comme écrivain ou journaliste dix-sept accusations
Source : Gallica

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