Résumé

Victor Prospert Prospert, ouvrier tailleur, devant ses juges… (1832)

Ce que nous voulons, c'est l'égalité devant la loi, non pas cette égalité qui veut qu'on s'adresse à un tribunal ou au conseil-d'état pour obtenir l'autorisation de poursuivre un fonctionnaire qui, à l'aide de l'autorité dont il est revêtu, commet des actions coupables. En un mot, ce que nous voulons, ce sont des fonctionnaires responsables et justiciables des tribunaux ordinaires , comme tous les autres citoyens.
Ce que nous voulons , c'est la liberté individuelle , mais non pas subordonnée au caprice d'un procureur du roi, d'un commissaire de police , voire même d'un agent de police.
Source : Gallica

Victor Prospert Prospert, ouvrier tailleur, devant ses juges… (1832)

Prospert. Nous arrivions au coin de la rue des Lavandières ; nous voyons au bout de cette rue des gardes nationaux en observation, Faisons feu, dirent quelques-uns de nos camarades. Mes amis, leur dis-je, quand le moment fut venu, je ne crains pas plus qu'un autre de me battre, mais il ne faut pas tirer sur des hommes qui ne manifestent aucune intention d'hostilités. Voyant de l'hésitation, je m'offris d'aller en parlementaire.
Source : Gallica

Victor Prospert Prospert, ouvrier tailleur, devant ses juges… (1832)

L'espèce de renommée que semble m'a voir acquise ma conduite au tribunal et à laquelle, je l'avoue encore, je ne m'attendais guère, me met dans la nécessité d'exposer ma conduite, et d'expliquer ma pensée. Cet avant-propos m'en fournit l'occasion.
Depuis long-temps on calomnie la classe ouvrière : selon les uns, elle se bat pour de l'argent, selon les autres , parce qu'elle est mal conseillée; et enfin, ceux qui se croient les plus justes à son égard, disent que c'est sans savoir pourquoi et pour le plaisir de se battre.
Source : Gallica

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