Résumé

Procès des vingt-deux accusés du cloître Saint Méry… (1832)

Les journées de juin sont en cause; acteurs supposés dans le dénoûment de ce drame terrible , vingt-deux accusés y figurent. S'ils étaient convaincus , le souvenir des malheureux incidens de la guerre civile, le deuil de ces braves gardes nationaux morts pour l'ordre et pour la loi, et le fatal prétexte donné par la révolte à la violation de la charte, tout cela ferait sans doute encore une pénible impression sur le juri. Mais le procès a développé un ordre d'idées qui ne mène ni à l'échafaud ni à l'infamie.
Si la société demandait vengeance, la société est vengée.
Source : Gallica

Procès des vingt-deux accusés du cloître Saint Méry… (1832)

Notre Code pénal partage en deux grandes classes les délits dont il prononce la répression : ceux commis contre la chose publique, et ceux commis contre les particuliers. Dans cette dernière classe il
faut ranger l'homicide et la rébellion; à la première revient seul l'attentat. Celui qui frappe son semblable dans le but unique de le détruire, commet un homicide; celui qui le frappe sans lui en vouloir, sans le haïr, sans le connaître, seulement comme obstacle indifférent à l'accomplissement d'un fait plus important, celui du renversement du gouvernement, commet un attentat.
Source : Gallica

Procès des vingt-deux accusés du cloître Saint Méry… (1832)

Aujourd'hui nous sommes à cinq mois des événemens de juin. Depuis cinq mois on a prodigué tout le luxe de notre Code pénal : peine de mort, travaux forcés, la réclusion et l'emprisonnement. Et on appelle cela faire justice, comme si on pouvait être juste en jugeant ses adversaires.
Ce que nous disons là n'a rien qui doive blesser personne. Parce qu'on siège à un tribunal, parce qu'on est avocat-général ou témoin , cesse-ton d'être homme ? peut-on dépouiller les faiblesses , les passions de l'humanité ?
Source : Gallica

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