Résumé

Quelques Vérités en prose et en vers… (1818)

EN grands évéuemens notre siècle fertile, Dans l'art de gouverner devient un livre utile. Vingt ans de notre histoire offrent à tes regards De sublimes conseils dans dix siècles épars. Tel qu'un'vaisseau poussé par l'effort de sa masse , S'éloigne du chantier d'où sa force le chasse ; Tel le peuple Français, brisant d'antiques fers, Loin des sentiers battus étonna l'univers. Le premier mouvement fut fécond en orages ; Toi-même fus en proie à nos communs naufrages ; Et comme nous, grand Roi, par un heureux effort, Quand le calme renaît, tu rentres dans le port.
Source : Gallica

Quelques Vérités en prose et en vers… (1818)

Etre soi, c'est être quelque chose. Combien de gens sont moins que rien !
L'intérêt particulier doit être à l'intérêt général ce qu'au atome est à l'immensité.
Nous rions en voyant un sauvage tatoué des pieds à la tête ; nous admirons un homme chamarré de rubans divers; et nous ne jetons pas la pierre à ceux dont l'opinion vacillante change avec l'intérêt du moment. Voilà ce que c'est que l'habitude.
Un cheval échappé dans la prairie déploie, aux yeux d'un maître qui l'admire, la grâce et la force dont l'a doué la nature
Source : Gallica

Quelques Vérités en prose et en vers… (1818)

C'est d'après de tels droits qu'un seigneur de village, Vigoureux par nature et la force de l'âge, Pouvait à ses vassaux, près de lui rassemblés,
S'écrier : Mes enfans tous mes voeux sont comblés.
Je vous vois.... Mon curé vous dira, s'il y pense, Combien je suis content de votre obéissance. Hélas ! pour son malheur, le Français trop instruit, Ne suit plus à présent le chemin qu'il suivit. Fier de lauriers acquis aux champs de la victoire, Il aime mieux gémir en conservant sa gloire, Que de vivre enrichi du travail de ses mains, Sur nos cantons peuplés de petits souverains.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature