Résumé

Les Veillées du Père Bonsens

Oh ! l’orgueil, le maudit orgueil !
Jean-Claude. — Vous parlez comme M. le curé, mamzelle Jacqueline ; mais votre sermon ne fera pas plus d’effet que ceux qu’il nous débite en termes de livres. Voyez-vous, la mode, c’est plus fort que toutes les paroles de bouche. Par exemple moi, ça me serait bien égal de m’habiller en étoffe à l’ancienne mode, si tous les autres le faisaient ; mais je ne vais pas me mettre tout seul comme ça pour faire rire de moi.
Quenoche. — Vous avez qu’à voir ! Eh bien moi, je vous dis que je m’habillerai comme je voudrai puisque poupa en a les moyens.
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Les Veillées du Père Bonsens

Dans lequel on connaît les idées du Père Bonsens sur l’égoisme ; où il prétend que l’orgueil est la charrue de la Providence ; où mademoiselle Jacqueline regrette le bon vieux tems et dégoise contre le luxe de la toilette ; où l’on parle de bal et de potence ; de remède contre les maux d’estomac ; où Bonsens règle la question de la peine de mort ; où l’on ne dit rien de politique ni de bien d’autres choses qu’il serait trop long d’énumérer, comme disent les marchands dans leurs annonces.
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Les Veillées du Père Bonsens

Quenoche. — Vous avez qu’à voir ! C’est abominable, ce que vous dites-là, monsieur Bonsens. Mais enfin on relâchait sans doute le malheureux.
Bonsens. — Oh ! pas encore ! La justice du bon vieux temps n’était pas si douce que toi, va. On soignait le malheureux qui souvent était épuisé et perdait connaissance ; et quand il était suffisamment rétabli, on recommençait la torture et l’on employait les grands moyens. On lui versait du plomb fondu goutte à goutte sur le corps ; on le suspendait par les doigts au moyen de petites cordes ; on lui entonnait dans la gorge des seaux d’eau glacée
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