Résumé

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac La flûte et le tambour : pensées & images d'un témoin du siècle… (1939)

Ce que, dans l'Histoire, le pédant appelle des Riens, peut contenir l'essentiel et la clef même de beaucoup de mystères. Mais pour savourer des Riens il faut avoir de l'esprit.
Le scepticisme des citoyens est souvent doublé d'une incroyable crédulité. C'est la dernière survie du crédit que le peuple portait jadis à tout ce qui était imprimé.
Seul l'homme isolé de son bien matériel est en mesure de nous prouver s'il était vraiment digne d'être honoré, obéi ou méprisé.
Tout sentiment élevé comporte un état désintéressé. Mais pour beaucoup de gens cette manière a quelque chose de déplaisant.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac La flûte et le tambour : pensées & images d'un témoin du siècle… (1939)

Tout le monde est invité à y monter. Mais personne n'accepte.
Pour donner du prestige à ce que tu appelles « l'Opinion », tu ne cesses de dire qu'elle jaillit de la conscience des peuples. Alors, explique-nous un peu cette belle affaire.
La plupart des conversations sont le bruit d'un mouvement d'horlogerie qui n'accuse pas les heures. Elles viennent du vide et elles retournent au néant.
Quand les gens vous interrogent, on ne sait pas toujours s'ils veulent s'instruire ou vous dénoncer.
Pour se faire aimer il ne suffit pas de beaucoup sourire. Il faut encore beaucoup donner.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Bac Ferdinand Bac La flûte et le tambour : pensées & images d'un témoin du siècle… (1939)

On voit des citoyens respectables, remplis d'admiration pour la réussite d'une quantité de tours de coquin qui échappent à la Loi.
Il est plus facile aux humains de s'asseoir sur les vagues de la mer que de céder quand on leur dit : mettez-vous à ma Place !
Quand l'Amour sort avec ses ailes, la Raison entre avec ses plombs.
Devant ces tribuns qui sans cesse parlent de tes « droits » pour t'exciter à faire des sottises, tu pourrais graver sur ton seuil : Je n'ai droit à rien. Mais tout le monde te prendrait au mot pour s'emparer du peu que tu possèdes.
Source : Gallica

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