Résumé

L'écheveau débrouillé (1853)

LUCY (ôtant l'écheveau, et en riant) . — Vous êtes d'une générosité inouie, vous me ménagez, vous n'employez que vos arguments les moins spirituels. Jouez plus serré; vous avez l'air de faire une partie d'échecs avec un vieillard. Je vous le dis, vous êtes d'une générosité insultante! Votre argument magnifique est que, pour observer de près ce monde infâme, il faut se placer bien loin. Paradoxe! paradoxe que les mathématiciens, puisque vous les citez, appelleraient, dans leur langage à angles aigus, absurde. ROGER. — Absurde? absurde? le mot est.... LUCY. — Mathématique.
Source : Gallica

L'écheveau débrouillé (1853)

Vous avez
prononcé un mot qui révèle bien des choses sur le mal indéfinissable de votre fils. Il vous a dit d'observer le monde comme lui, n'est-ce pas ?
M.me DE TRÉMOY. — Eh bien !
LUCY. — Eh bien, c'est la jeunesse d'aujourd'hui, que voulez-vous ? Rien ne la met en colère comme d'être jeune. Mon Dieu ! je n'ai pas fait d'études morales et philosophiques, moi, n'ayez pas peur. Mais on voit le monde ; on y trouve des jeunes gens qui, en une seule contre-danse, révèlent à moitié ce qu'ils sont ou du moins ce qu'ils croient être.
Source : Gallica

L'écheveau débrouillé (1853)

Le coeur rempli de son amour, quand il voit une autre femme, il la compare tout bas à celle qu'il aime ; seulement il juge les autres d'un oeil plus impartial, et, les voyant toutes si folles, si légères, si inconstantes, reconnaissant leur mobilité capricieuse, il se met à être ombrageux, il craint pour son amour, il a peur d'être seul fidèle ; il redoute d'avoir attaché la vie de son coeur à une ombre fugitive.
Source : Gallica

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