Résumé

Question de droit à propos de l'arrêt rendu par la cour de Douai dans l'affaire Mirès (1862)

Rien dans la loi, rien dans l'usage ni dans la jurisprudence ne s'oppose à ce qu'un banquier, ouvrant à des clients porteurs d'actions ou d'obligations industrielles, un crédit en compte courant, reçoive d'eux, contre l'argent qu'il leur prête, des titres destinés à être vendus pour leur compte, et dont le prix encore indéterminé devra figurer au crédit de ces clients dès qu'il sera connu.
Source : Gallica

Question de droit à propos de l'arrêt rendu par la cour de Douai dans l'affaire Mirès (1862)

Quand le compte courant finit et s'arrête, la compensation s'opère non point de somme à somme et aux époques des versements, mais sur l'ensemble du crédit comparé à l'ensemble du débit, intérêts cumulés, et il n'y a lieu à aucune imputation, parce que les intérêts sont fondus avec le principal.
Ces principes lentement, et l'on peut ajouter difficilement établis par l'usage et par la pratique du commerce, n'ont été sanctionnés dans leur ensemble que par une jurisprudence récente.
Source : Gallica

Question de droit à propos de l'arrêt rendu par la cour de Douai dans l'affaire Mirès (1862)

Si de l'examen que je prétends provoquer, il ressort, au contraire, que l'arrêt de la Cour de Douai a posé le germe d'une jurisprudence commerciale nouvelle, et que la doctrine des comptes courants vient de s'enrichir d'un chapitre entièrement nouveau, il est bon de le reconnaître et de le publier ; c'est un champ presque vierge ouvert à l'activité des transactions ; c'est une ressource nouvelle ménagée aux emprunteurs. Ce que M. Mirés a fait légitimement , chacun a désormais le droit de le faire comme lui.
Source : Gallica

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