Jacques Le Thierry d'Ennequin

Résumé

Jacques Le Thierry d'Ennequin Le compte-courant : thèse pour le doctorat… (1935)

Comment admettre que, du fait de la contre-passation, l'effet cesse d'être la propriété du banquier et devienne un gage ? Ce changement total dans l'objet et dans la nature du contrat, cette novation particulièrement importante, résulterait de l'intention présumée des parties ! Il est impossible de l'admettre. Lorsqu'un contrat est, à l'origine, translatif de propriété, il faut, pour que sa nature change et qu'il devienne pignoratif, que ce soit en vertu d'une convention expresse des parties.
Source : Gallica

Jacques Le Thierry d'Ennequin Le compte-courant : thèse pour le doctorat… (1935)

Quand on songe au travail considérable fourni pour l'extraction de l'or dans le seul but de fournir une couverture à la circulation monétaire, quand on songe aux services que rendrait l'or dans l'industrie, et d'autre part quand on envisage combien il est factice et arbitraire de limiter les possibilités de développement du crédit en raison de la production mondiale de l'or, on ne peut qu'être partisan, en principe, de la circulation d'une monnaie conventionnelle. La monnaie conventionnelle peut précisément mieux se prêter à une réglementation que la monnaie métallique.
Source : Gallica

Jacques Le Thierry d'Ennequin Le compte-courant : thèse pour le doctorat… (1935)

Le principe de l'indivisibilité en effet, comme tous ceux qui régissent le compte-courant, n'a jamais été inscrit dans la loi. Si un contrat aussi important que le compte-courant est dépourvu de statut légal, cette lacune est, à notre avis, à déplorer. Des solutions jurisprudencielles, ayant pour base des usages en vigueur résultant d'une lente et patiente édification, souvent plus sérieusement établies qu'un texte législatif, sont en tout cas et indiscutablement susceptibles d'être maniées et appliquées avec plus de souplesse.
Source : Gallica

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