Romain Rolland,
La Révolte des machines
“ Les passants attardés, qui cherchent leur chemin dans l’ombre, se rencontrent, ahuris, avec les premières machines de la bande déchaînée. D’abord, les petites qui, comme les gamins en tête d’un cortège, filent à toutes jambes ainsi que de gros rats, ou foncent comme des sangliers. Il en est aussi qui rampent, avec de longs filaments, que les passants frôlent de la main, en sursautant de dégoût. D’autres volent lourdement, comme des chauves-souris. Du fond de la scène, une foule en panique se rue au premier plan, heurte les passants qui viennent en sens inverse, les entraîne dans son flot. ”
