Séraphin Freynet

Résumé

Séraphin Freynet L'alphabet politique (18..)

Pourquoi la terre ne jouit-elle pas et n'a-t-elle jamais joui de cette félicité? C'est parce que tous les hommes n'imitent pas et n'ont jamais tous imité ce modèle de vertu. Ce sont les vices que condamnent les commandements de Dieu, qui ont créé et qui créent les maux qui nous dévorent.
C'est donc une absurdité monstrueuse que proclame la presse impie, quand elle demande au nom du bien de l'Etat que cet homme soit expulsé de son domicile. Cet homme étant le plus ferme soutien de la société, l'Etat a le droit et le devoir de le protéger contre ceux qui lui font la guerre.
Source : Gallica

Séraphin Freynet L'alphabet politique (18..)

Si le peuple était roi comme certains le prétendent, les pieds seraient la tête et la tête serait les pieds ! Le peuple peut être le canal dont Dieu se sert pour donner le pouvoir à quelqu'un, il est absurde de soutenir que le pouvoir s'exerce par le peuple, à moins que ce ne soit une erreur de croire avec le Syllabus, que le serviteur n'est pas la même chose que le maître !
Il y a dans l'homme, membre de la famille, deux natures, la nature corporelle et la nature spirituelle. De là pour lui et conséquemment pour la société deux sortes de perfection, l'une matérielle et l'autre morale.
Source : Gallica

Séraphin Freynet L'alphabet politique (18..)

Ce n'est pas assez pour le pouvoir civil d'imposer silence à la presse qui attaque les principes sans lesquels il ne saurait atteindre sa fin, il a le droit et le devoir de favoriser la diffusion des bonnes doctrines. Les bonnes doctrines sont le sel de la terre; sans ce sel le monde se corrompt; un peuple corrompu est comme un cadavre s'en allant en lambeaux. L'Etat étant pour le bien de la société doit donc éloigner d'elle les germes de dissolution.
Source : Gallica

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