Zacharie Lacasse

Résumé

Zacharie Lacasse Une mine de souvenirs

Qu’elle était bonne, notre mère ! n’est-ce pas Julienne ? Comme elle l’a aimé, son petit Zacharie ! Te rappelles-tu quand j’eus le bonheur de chanter ma première grand’messe en sa présence ? Comme elle pleura ! Te rappelles-tu, sœur, qu’au dîner, elle s’écria : « Mon Dieu ! maintenant je puis mourir en paix ! » Oh ! bonne mère, permettez que dans ce récit je supprime votre nom. Le cœur de votre Julienne est semblable au vôtre, et ces notes ne seraient plus qu’un sujet de larmes pour votre enfant. Bonne mère, protégez-nous du haut du Ciel !
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Zacharie Lacasse Une mine de souvenirs

Dieu n’a pas constitué l’État le juge de ce qui doit sauver l’âme de vos enfants. Ce soin appartient à l’Église et aux parents sujets de l’Église. Le sens commun que Dieu a déposé dans nos âmes nous dit que si un père dénaturé laisse mourir son enfant dans les tourments de la faim, ce père est coupable. De même si ce père, dénaturé jusqu’à la dégradation, laisse mourir à Dieu l’âme de son enfant, faute d’un enseignement catholique qui est sa nourriture indispensable, n’est-ce pas le père qui est coupable ?
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Zacharie Lacasse Une mine de souvenirs

En voulant noircir mon frère pour me blanchir, je devins plus noir que lui.
« Si j’avais un jeune garnement comme tu en as un, je serais bien découragée », répondit la voisine. « Je crois que je lui attacherais les mains derrière le dos, la hache au cou, et je le promènerais dans la paroisse comme l’ours qu’on nous montrait l’autre jour. »
« Mon enfant », dit ma mère, « c’est ton père qui, à son retour, te punira lui-même. »
« J’aime mieux que ce soit vous, ma mère, qui me battiez. » Et je me jetai dans ses bras. Un enfant de cinq ans est déjà un grand diplomate.
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