docteur John Doy

Résumé

docteur John Doy Le Tour du monde

Heureusement mes amis, qui avaient appris ma condamnation, ne restaient pas inactifs. Le 23 juillet, en regardant dans la rue par la fenêtre de ma cellule, je vis passer rapidement un homme en manches de chemise qui ressemblait à un ouvrier. Un coup d’œil, prompt comme l’éclair, qu’il me lança à la dérobée, suffit pour me faire reconnaître une figure amie. Peu de temps après, je vis un autre homme flâner autour de la prison, et, de temps à autre, lever furtivement les yeux vers moi. Il avait l’air d’un marchand, et me fit un signe bien connu des Free State-Men du Kansas.
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docteur John Doy Le Tour du monde

Pour moi, ma position dans cette nouvelle prison était tolérable. Ma chambre avait seize pieds carrés, et une petite fenêtre grillée de chaque côté : l’une, plus élevée que la palissade, donnait sur la rue ; par l’autre, on pouvait apercevoir au loin le territoire du Kansas, dont la rivière nous séparait. Ma cellule était un paradis en comparaison de celle que j’occupais à Platte-City. Nous ne manquions pas d’espace ; nous avions des matelas et des couvertures : malheureusement tout cela était couvert de vermine, malgré les soins incessants du geôlier et de sa femme.
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docteur John Doy Le Tour du monde

L’accueil qui l’attendait à Weston ne tarda pas à le désabuser. Une populace exaltée couvrait les quais ; le son des cloches, les coups de fusil et de pistolet se mêlaient aux cris et aux imprécations contre les hommes de couleur et les abolitionnistes. On entassa tous les prisonniers dans le fourgon, à l’exception du docteur, qu’on fit remonter à cheval ; puis les ravisseurs, escortant leur capture, parcoururent pendant une heure les rues de la ville.
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