Résumé

A. B. Les nobles prisonnières, ou Le château de Montreuil (1865)

Cette bonne servante, en arrivant, trouva sa maîtresse étendue sur la paille, sans autre lit que le plancher : émue et suffoquée par la douleur, la pauvre paysanne ne put que joindre ses deux mains, lever les yeux au ciel et s'écrier : « Ah, pauvre dame ! » et de grosses larmes tombèrent, comme malgré elle, de ses yeux.
Mais elle comprit bien vite qu'il était inutile de venir là pour pleurer. Il fallait des soins prompts et délicats pour sauver les jours de cette pauvre martyre. Il fallait à Mme de Terves un lit : on ne put lui procurer qu'un mauvais matelas qu'on étendit à terre
Source : Gallica

A. B. Les nobles prisonnières, ou Le château de Montreuil (1865)

Que va-t-il arriver ? C'est ce qu'on se demande, parmi les prisonnières; toutes se lèvent avec une précipitation mêlée d'inquiétude. La porte était ouverte, des soldats entrent, tenant d'une main le sabre nu et de l'autre une torche allumée. Derrière eux, suivent trois citoyens, coiffés du bonnet rouge et auxquels les soldats, en passant, rendent les honneurs.
Ce sont des juges, ou en d'autres termes, une commission militaire nommée pour expédier plus vite les malheureux proscrits.
Source : Gallica

A. B. Les nobles prisonnières, ou Le château de Montreuil (1865)

Nous sommes au commencement de l'année 1794, c'est-à-dire en plein hiver; tandis que tout le monde au foyer domestique se serre autour d'un bon feu, au château les pauvres prisonnières meurent de froid. C'était cependant bien facile de leur procurer un peu de feu, puisque toutes les chambres avaient leurs cheminées, et que les dames nobles étaient prêtes à sacrifier les quelques bijoux qui leur restaient pour un peu de bois. Mais la chose paraissait difficile; l'affaire du matelas n'était pas éloignée. Cependant Caroline de Terves eut la pensée d'essayer auprès du commissaire.
Source : Gallica

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