A. B., Les nobles prisonnières, ou Le château de Montreuil (1865)
“ Cette bonne servante, en arrivant, trouva sa maîtresse étendue sur la paille, sans autre lit que le plancher : émue et suffoquée par la douleur, la pauvre paysanne ne put que joindre ses deux mains, lever les yeux au ciel et s'écrier : « Ah, pauvre dame ! » et de grosses larmes tombèrent, comme malgré elle, de ses yeux. Mais elle comprit bien vite qu'il était inutile de venir là pour pleurer. Il fallait des soins prompts et délicats pour sauver les jours de cette pauvre martyre. Il fallait à Mme de Terves un lit : on ne put lui procurer qu'un mauvais matelas qu'on étendit à terre ”
