F.-T. Perrens,
Essais et Notices. — Les Héritiers de Silvio Pellico
“ Les geôliers n’avaient garde de refuser pareille aubaine : d’ordinaire les prisonniers, plus économes de leurs rares deniers, boivent eux-mêmes leur vin. Un quart d’heure se passait ainsi, et souvent plus. Ce n’était certes pas du temps perdu. « Combien y a-t-il de sentinelles par ici ? » demandait négligemment l’amphitryon. Était-il possible de ne pas répondre à un si galant homme ? Si d’ailleurs quelque geôlier moins aviné ou plus avisé que les autres gardait le silence, M. Orsini avait des moyens sûrs de lui délier la langue. ”
