Résumé

Mémoire d'un contemporain à un ami (1841)

Dès que madame de Bourmont se fut éloignée, Chéron me dit qu'il était fort aise de cette nouvelle , parce qu'il la croyait l'âme du complot qui se tramait pour l'évasion de M. d'Andigné. Quant à moi, je le tenais pour consommé. Il était impossible d'expliquer autrement son air de satisfaction au moment de se séparer de son mari.
Sa présence n'étant plus nécessaire à la citadelle, un plus long séjour pouvait la compromettre; elle devait s'éloigner; elle le savait.
Source : Gallica

Mémoire d'un contemporain à un ami (1841)

Il ne m'avait pas fallu long-temps pour m'apercevoir que, fière de son origine, madame de Bourmont (née Bec-de-Lièvre) , ne s'abaisserait jamais à se courber devant le pouvoir de fait.
Je soupçonnai que le but de son voyage était de faire des causeries de famille, et de prendre langue avec ses nombreux amis politiques, pour aviser aux moyens d'opérer sûrement l'évasion des deux prisonniers. Vous verrez tout à l'heure que mes conjectures, dont je n'eus garde de faire confidence à Chéron, prirent par la suite un caractère de vérité.
Source : Gallica

Mémoire d'un contemporain à un ami (1841)

Lorsque le commandant m'eut assuré que M. de Bourmont se résignait aux événements quels qu'ils dussent être, je dis au comte qu'à sa place j'adresserais une pétition à l'empereur pour lui demander, comme un acte de justice et non comme une grâce, de faire cesser ma captivité, et de me placer sous la surveillance municipale.
Source : Gallica

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