Résumé

Émile Coué : sa méthode, son esprit… (1928)

SUGGESTION ET
THAUMATURGIE
PAR
CHARLES BAUDOUIN
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La popularité perd souvent les hommes, elle perd aussi quelquefois les idées. C'est un grand malheur pour une doctrine que d'avoir du succès, et surtout du succès auprès des masses. Les extravagances de la mode ont tôt fait de tuer un homme ou une idée sous le ridicule. Le mal n'est pas grand lorsque l'homme ou l'idée choisis par le succès sont sans valeur, et c'est le plus souvent le cas. Il arrive pourtant quelquefois au succès comme à l'amour de n'être pas aveugle, et de s'attacher à des objets d'une réelle valeur.
Source : Gallica

Émile Coué : sa méthode, son esprit… (1928)

Pendant ces jours mémorables, du 2 au 5 décembre 1925, Coué fut mon hôte ; dans ces rapports plus intimes, j'eus l'avantage de pénétrer dans ce cœur d'or, d'apprécier sa bonté et d'admirer sa modestie ainsi que son infatigable esprit. Sans doute, un grand nombre d'hommes prétendront comme Ben Akiba qu' « il n'y a rien de nouveau sous le soleil » ; sceptiques et suffisants, ils n'auront qu'un sourire ironique pour ce que d'autres admirent et vénèrent. Si on leur parle de Coué, la plupart de ces hommes présomptueux
ne savent même pas de quoi il s'agit.
Source : Gallica

Émile Coué : sa méthode, son esprit… (1928)

Socrate fut accoucheur de vérités latentes ; Coué, lui, fut accoucheur de santé latente. Il fallut, pour réussir pleinement, autant de génie à l'un qu'à l'autre. Il faut autant d'intelligence et de modeste docilité pour perpétuer le second que le premier.
Coué fut un homme parfaitement harmonieux. Aucun déséquilibre en lui. L'intelligence et la volonté réglaient dans son être, comme un balancier, et la spontanéité optimiste et la confiance dans la suggestion.
Source : Gallica

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