Fiodor Dostoïevski,
Crime et Châtiment
“ Raskolnikoff fit demander Razoumikhine. Celui-ci arriva tout joyeux. Au premier coup d’œil on voyait qu’il avait extraordinairement bu, et quoique, en général, il fût presque impossible à Razoumikhine de s’enivrer, cette fois son extérieur prouvait qu’il ne s’était pas ménagé. — Écoute, commença aussitôt Raskolnikoff, je suis venu à seule fin de te dire que tu as gagné ton pari et que personne en effet ne sait ce qui peut lui arriver. Quant à entrer chez toi, non, je suis trop faible ; c’est à peine si je me tiens sur mes jambes. ”
