Aimé Coutagne

Élements biographiques

Aimé Coutagne Sur les routes qui montent (1899-1912… (1913)

La montagne est si belle avec ses dentelures,
Sa neige, ses torrents, et le ciel est si bleu,
L'horizon si limpide, et les brises si pures,
Que je n'ai plus, sur les lèvres, qu'un seul mot... Dieu !
Me voilà, dominant tout ce qui m'environne,
Sur le rocher conquis je pose mes deux pieds, En extase devant les sommets que couronne L'éternelle blancheur des éternels glaciers !
Me voilà, m'enivrant de l'air que je respire,
Dans la chaude clarté méditant et rêvant...
Que ne puis-je gagner l'infini qui m'attire Dans un rayon du ciel, dans un souffle du vent !
Source : Gallica

Aimé Coutagne Sur les routes qui montent (1899-1912… (1913)

Où de glaciers en éboulis Sa silhouette se promène.
Sur l'abîme aux rudes parois,
Svelte et légère elle s'accroche,
Sans ternir l'éclat de ses doigts Aux aspérités de la roche.
Les chamois sur les pics altiers Sont les compagnons de ses courses ; Elle n'aime que leurs sentiers Et ne s'abreuve qu'à leurs sources.
Que la neige des longs hivers Au fond des ravins s'accumule, Que descendent sur ses déserts Ou l'aurore ou le crépuscule ;
Elle n'abandonne jamais Son austère et lointain royaume, Errant de vallons en sommets, De pic en pic, de dôme en dôme.
Source : Gallica

Aimé Coutagne Sur les routes qui montent (1899-1912… (1913)

O vous qui connaissez l'éternelle harmonie, Et qui purifiez de tout mauvais dessein,
Vous qui donnez la paix, la force, le génie, Ouvrez-vous à l'enfant qui vient dans votre sein Pour y trouver le Dieu que le monde renie !
Sur les Sommets
Si la liberté jamais Parvient à briser mes chaînes, Je veux m'enfuir loin des plaines, Vers les montagnes lointaines... J'aime un nid sur les sommets !
J'aime une cime perdue Entre ciel clair et brouillards ; Pour contenter mes regards, Je ne veux, de toutes parts, Que l'espace et l'étendue.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature