Aimé Coutagne, Sur les routes qui montent (1899-1912… (1913)
“ La montagne est si belle avec ses dentelures, Sa neige, ses torrents, et le ciel est si bleu, L'horizon si limpide, et les brises si pures, Que je n'ai plus, sur les lèvres, qu'un seul mot... Dieu ! Me voilà, dominant tout ce qui m'environne, Sur le rocher conquis je pose mes deux pieds, En extase devant les sommets que couronne L'éternelle blancheur des éternels glaciers ! Me voilà, m'enivrant de l'air que je respire, Dans la chaude clarté méditant et rêvant... Que ne puis-je gagner l'infini qui m'attire Dans un rayon du ciel, dans un souffle du vent ! ”
