Anatole Brenier de Renaudière

Élements biographiques

Anatole Brenier de Renaudière De la France, à propos de l'Italie… (1862)

C'est que dans la vie des gouvernements, comme dans la vie commune, il y a des moments décisifs pour les destinées. Saisissez ce moment, c'est une existence nouvelle ; fermez les yeux à la vérité, et vous retombez dans toutes les angoisses d'une existence incertaine et périlleuse. J'ai eu le bonheur et le malheur à la fois d'assister à l'un de ces moments solennels pour la Papauté. En 1846, j'ai vu l'Italie entière aux genoux du Pape, recevant de ses mains la bénédiction religieuse et la régénération politique.
Source : Gallica

Anatole Brenier de Renaudière De la France, à propos de l'Italie… (1862)

Ah! ce n'est pas pour borner les destinées de l'Italie que je m'opposerais à son unification. C'est que je crois cette combinaison contraire à son véritable intérêt, à son bonheur.
Je vais chercher à l'expliquer. — Je ne crois pas que l'unité réponde aux conditions morales et politiques de l'Italie, pas plus qu'elle ne convient aux intérêts généraux de notre politique. Née d'une vieille théorie qui ne s'est jamais trouvée en rapport avec les faits, l'unité est un emprunt fait par la monarchie à l'idée républicaine, et en cela la réalité résiste encore à la théorie.
Source : Gallica

Anatole Brenier de Renaudière De la France, à propos de l'Italie… (1862)

Plus récemment encore, n'a-t-on pas décrété que Rome était la capitale de l'Italie, lorsque la France déclarait qu'elle ne quitterait pas Rome tant qu'elle n'aurait pas réglé la question romaine à la satisfaction du monde catholique!
Ce ne sont pas là les conditions d'une alliance désintéressée ; ce ne sont pas là de véritables alliés ! Nos véritables alliés sont ceux qui nous suivent, et non ceux qui veulent nous faire marcher.
Source : Gallica

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