Antoine Joseph Charles Barthélemy

Élements biographiques

Antoine Joseph Charles Barthélemy La vie : phénomènes, conditions (1867)

Les deux séries s'enchaînent : tout animal qui naît exhale, deson premier souffle, la nourriture d'une feuille qui lui rendra l'oxygène de l'inspiration qui va suivre, et, sur la tombe de chaque être, de la
matière de son corps, surgira une flore nouvelle, fille de l'air et de la mort.
La vie diffère donc profondément chez la plante et chez la bête, mais l'une et l'autre se complètent dans l'harmonie de la nature : la première produit, elle consomme à peine, elle n'a ni sensibilité ni mouvement : comme l'animal, elle se nourrit, mais, bien plus que lui, elle se développe.
Source : Gallica

Antoine Joseph Charles Barthélemy La vie : phénomènes, conditions (1867)

Messieurs, la partie, l'organe, la fibre ou la cellule qui ne se nourrit plus est morte, elle retombe sous les lois de la nature brute, qui la rendent à l'univers. Sans elle pas de vie, elle en est la condition; elle est attachée à la matière qui nous constitue, comme la pesanteur l'est à la matière du monde ; sans elle pas de développement, de jeunesse, de sensation ou de mouvement, par elle cette entité métaphysique tombe sous nos sens, se plie à notre analyse et se soumet à nos calculs.
Source : Gallica

Antoine Joseph Charles Barthélemy La vie : phénomènes, conditions (1867)

Comme la mine qui fournit le premier combustible, la plante ne vit que pour produire; comme la locomotive emportée, la bête ne vit que pour détruire : végéter, c'est créer la matière organique; vivre, c'est la brûler. Organiser la terre et l'air, telle est l'essence de la vie végétative, la replonger dans le chaos de la terre et l'état amorphe de l'air, voilà le résultat de la vie animale.
Source : Gallica

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