Antoine Joseph Charles Barthélemy, La vie : phénomènes, conditions (1867)
“ Les deux séries s'enchaînent : tout animal qui naît exhale, deson premier souffle, la nourriture d'une feuille qui lui rendra l'oxygène de l'inspiration qui va suivre, et, sur la tombe de chaque être, de la matière de son corps, surgira une flore nouvelle, fille de l'air et de la mort. La vie diffère donc profondément chez la plante et chez la bête, mais l'une et l'autre se complètent dans l'harmonie de la nature : la première produit, elle consomme à peine, elle n'a ni sensibilité ni mouvement : comme l'animal, elle se nourrit, mais, bien plus que lui, elle se développe. ”
