Armand Félix Fresneau

Élements biographiques

Armand Félix Fresneau Où est la Force ? (1893)

Gouverner par la presse un pays savamment mis hors d'état de penser par lui-même est un jeu charmant sans doute, surtout pour ceux qui en bénéficient; mais il ne suffit pas qu'il soit charmant, il faut qu'il dure, et comment durerait-il si la révolution ne s'emparait des enfants pour leur inculquer, dès le bas âge, ce qu'elle estime lui être utile et interdire surtout ce qui pourrait contredire ses enseignements. Rien ne coûte ni ne doit coûter pour arriver là. Le salut de la révolution en dépend, et il n'y a pas de révolutionnaire vraiment digne de ce nom qui ne le comprenne.
Source : Gallica

Armand Félix Fresneau Où est la Force ? (1893)

Devant une éducation nationale, que deviendrait un système qui, fût-il moins absurde, date d'hier, et dont tout notre passé est une éclatante réfutation? Empêcher une éducation nationale de naître ou plutôt de renaître est, pour les révolutionnaires, une question de vie et de mort. Qu'importe, quand il s'agit de parer à un tel danger, le budget de l'instruction publique, porté de 40 millions à près de 200 millions, sans compter les sacrifices des départements et des communes et ceux qu'une éducation antinationale oblige tant de familles à s'imposer pour la fuir!
Source : Gallica

Armand Félix Fresneau Où est la Force ? (1893)

La révolution est une doctrine, ou, si vous aimez mieux, un système qui a pour principe le mépris et pour objet la suppression de toute espèce de tradition, quelle qu'elle soit, et particulièrement des traditions religieuses et de celles qui en dérivent.
Un tel système est tellement extravagant en soi, qu'on ne manquera pas de protester contre la définition que j'en donne, et de dire que j'exagère. Nul ne se passe de tradition, même croyant s'en passer. C'est l'atmosphère de l'âme.
Source : Gallica

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