François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois

Élements biographiques

François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois Amusement philosophique sur le langage des bestes… (1750)

J'ai prouvé, ce me semble, avec assez de vraisemblance que les Bêtes qui vivoient en société devoient nécessairement avoir un langage. Il faut étendre la proposition à toutes les autres espéces de Bêtes.
Pourquoi en effet la nature auroit-elle refusé aux unes un privilege qu'elle auroit accordé aux autres? Rien ne feroit plus contraire à l'uniformité qu'elle assecte dans toutes ses productions.
Je sçais que la nature aussi avare dans le superflu, qu'elle est prodigue dans le nécessaire, ne fait rien sans nécessité.
Source : Gallica

François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois Amusement philosophique sur le langage des bestes… (1750)

Les Philosophes modernes décident comme ont fait les plus estimables de l'antiquité, que les bêtes n'ont que des ames corporelles, & des connoissances sensitives; qu'elles font sensibles aux passions de l'amour & de la haine, du plaisir & de la douleur ; que leurs connoissances & leurs désirs font réglés par un instinct qui est une espéce
de jugement naturel, & que cet instinct ne conduit les bêtes, & ne régle leurs actions, que suivant les différentes passions dont elles font agitées.
Source : Gallica

François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois Amusement philosophique sur le langage des bestes… (1750)

Les meilleurs ouvrages d'esprit ont leurs adversaires, ainsi que la vertu à les fiens. On n'accorde aux grands hommes qui les ont faits , les lauriers qui leur font dus, qu'après que la mort les a couverts de cyprès. Pendant que ces auteurs vivent, on ne se contente pas de les censurer sur les pensees, le plan & le stile de leurs écrits ; on perce jusqu'à la personne de l'écrivain, on attaque les mœurs, & on lui supose les vices qui peuvent le rendre odieux ou ridicule
Source : Gallica

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