Henri Déportère

Élements biographiques

Henri Déportère Les fiancés de Nazareth (1873)

Pour moi, je veux que Jacques, si Dieu lui donne vie, aille de synagogue en synagogue, de ville en ville, prêchant la parole de Dieu, lisant les Prophètes, préparant enfin Israël à la venue de celui qui nous est annoncé. Qu'en pensez-vous, Joseph?
— Je pense, dit le charpentier rêveur, que Dieu qui a donné à la Galilée une femme telle que Marie de Nazareth ne saurait tarder à susciter un homme tel que doit être le Messie.
Source : Gallica

Henri Déportère Les fiancés de Nazareth (1873)

Joseph pâlissait mais non de douleur; c'était la première fois que la main de Marie touchait sa main; une impression extraordinaire parcourut son être et lui bouleversa le coeur ; il se vit grandir, grandir d'une manière surhumaine; il se vit non comme un Salomon dans sa gloire, ni comme un lion Machabéen, ni comme un prophète Élie sur un char de feu, mais comme un ange libre d'entraves mortelles prenant son vol vers les cieux sa patrie
Source : Gallica

Henri Déportère Les fiancés de Nazareth (1873)

Par une haute vertu, ils rejettent le mariage et donnent tous leurs soins à vaincre leurs passions ; ils dédaignent les richesses, mettent tous leurs biens en commun, et n'ont point de serviteurs, car ils estiment tous les hommes égaux. Ils secourent les pauvres et méprisent les maux de la terre. Ils n'offrent pas à Dieu le sang des animaux, mais ils lui offrent leur âme. A ces derniers mots, Marie, charmée, jeta un doux regard à son agneau ; mais un poids lui restait sur le coeur.
Source : Gallica

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