Jean-Baptiste Charcot

Élements biographiques

Portrait de Jean-Baptiste Charcot Jean-Baptiste Charcot,  Le "Pourquoi-pas" ? dans l'Antarctique… (1910)

“ La nuit est venteuse, mais nous sommes bien abrités de la direction actuelle du vent et de la mer et, vers 9 heures du matin, le calme revient et la journée s'annonce superbe et claire. Chacun se met vivement au travail et ce n'est que vers 3 heures, après avoir fait un bon dragage, que nous pouvons nous remettre en route.
La côte est merveilleuse avec ses belles et hautes montagnes aux aspects bizarres, mais tous les enfoncements sont bouchés par l'épaisse banquise et en un seul point se détache une île terminée par un promontoire rocheux au lieu de l'éternelle falaise de glace.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Charcot Jean-Baptiste Charcot,  Expédition antarctique française… (1908)

“ Il est bien entendu impossible d'avoir un loch dehors, et, pour assurer notre route, il nous faut de temps à autre relever des icebergs qui nous servent ainsi de jalons.
Le bruit est assourdissant sur le pont, et en bas tout craque, gémit et se plaint; la mâture vibre comme les cordes d'une harpe. Le bateau avance lentement. Un choc brusque parfois nous arrête, nous fait reculer même, et ce choc cependant brutal donne une sensation de mollesse quand il est produit par de la glace de mer, alors que la commotion est dangereusement dure lorsqu'un débris d'iceberg en est la cause.
”
Source : Gallica

Portrait de Jean-Baptiste Charcot Jean-Baptiste Charcot,  Le "Pourquoi-pas" ? dans l'Antarctique… (1910)

“ Par un ravin de neige, nous sommes descendus sur des rochers qui permettent de voir le fond du fiord du Sud. Sur la falaise de glace mise à nu par le dégel, on voit de nombreuses couches en stries parallèles et serrées ressemblant à la coupe schématique d'un terrain, colorées violemment, toujours par les diatomées, en rouge, en vert et en brun.
La mer doit être très grosse au large, car la houle se fait sentir partout et le Pourquoi-Pas? est secoué dans son anse de façon à me faire craindre pour ses amarres et pour la passerelle.
”
Source : Gallica

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