Jean-Baptiste-Claude Manéhand

Jean-Baptiste-Claude Manéhand D'une grave omission dans la Charte et de la nécessité de la réparer… (1831)

La France est-elle tellement enchaînée par la Charte octroyée en 1814, replâtrée en 1815, et imposée au roi et au peuple par deux cents députés qui n'en avaient pas la mission, qu'elle ne puisse en aucun temps se débarrasser de ses entraves? Faudra-t-il comme en 1789, en 1792, en 1830, qu'une insurrection seule puisse faire disparaître des inconvéniens reconnus, ressentis par tout un peuple?
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Claude Manéhand Le modérateur, ou Considérations sur la situation actuelle de la France… (1814)

Rechercher aujourd'hui les causes immédiates de la révolution, en retracer les excès, en rappeler les crimes, ce serait réveiller les passions, exciter de nouveaux troubles et bannir pour jamais de la France une paix devenue le premier des besoins.
Il ne faut pas se le dissimuler, si les crimes de la révolution n'appartiennent qu'à quelques individus, la nation en a admis les premiers principes, et le nombre de ceux qui n'y ont pris aucune part est faible, relativement soit à ceux qui y ont adhéré, soit à ceux qui sont restés fidelles à la monarchie.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Claude Manéhand Le modérateur, ou Considérations sur la situation actuelle de la France… (1814)

L'édifice social est renversé jusque dans ses fondernens, le peuple est sans frein, la morale sans force, la loi sans autorité ; l'iniquité rend la justice, le crime se pavane dans les palais, la vertu habite les cachots, l'innocence est traînée sur l'échafaud; la oruauté en délire, saturée de notre sang, s'abreuve du sien ; les bourreaux, victimes de leurs propres fureurs, tombent sous la hache de l'égalité, et leurs cadavres achèvent de combler la fosse révolutionnaire qui se ferme enfin sur eux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature