Résumé

Jean-Baptiste-Claude Manéhand D'une grave omission dans la Charte et de la nécessité de la réparer… (1831)

La France est-elle tellement enchaînée par la Charte octroyée en 1814, replâtrée en 1815, et imposée au roi et au peuple par deux cents députés qui n'en avaient pas la mission, qu'elle ne puisse en aucun temps se débarrasser de ses entraves? Faudra-t-il comme en 1789, en 1792, en 1830, qu'une insurrection seule puisse faire disparaître des inconvéniens reconnus, ressentis par tout un peuple?
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Claude Manéhand D'une grave omission dans la Charte et de la nécessité de la réparer… (1831)

Chacun quitte son domicile, abandonne sa famille et ses affaires ; on s'assemble dans les rues, dans les places publiques, les boutiques se ferment, les ateliers sont déserts. Le cri de vive la Charte est le premier qui se fait entendre, parce que c'est de sa violation que l'on a à se plaindre en cet instant. Mais la force armée est mise en mouvement contre une population jusque-là inoffensive.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Claude Manéhand D'une grave omission dans la Charte et de la nécessité de la réparer… (1831)

Ils sont à peine installés que, sur la proposition d'un membre, une Charte constitutive est, non pas examinée, discutée, délibérée, mais emportée d'assaut, et imposée à la France par 219 députés, sans mandat spécial et presque sans mission.
Ce qu'ils n'ont jamais fait pour l'adoption du moindre amendement, ils le font pour le pacte social. La discussion de tout projet de loi dans les bureaux, prescrite par l'art. 45 de la même Charte, n'a pas lieu lorsqu'il s'agit d'une constitution. Pour la première fois ils tiennent leur séance la nuit, comme si l'on eût craint une discussion au grand jour
Source : Gallica

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