Joseph-Théodore Petitbien

Élements biographiques

Joseph-Théodore Petitbien Quelques réflexions sur les dommages causés par l'invasion… (1874)

On entend souvent dire quel'Etat n'est pas assez riche pour tout payer. Il y a un axiome en géométrie qui dit : que le tout est plus grand que la partie. La masse des fortunes individuelles qui constitue la richesse nationale est plus grande qu'aucune fortune individuelle. Si cette fortune pouvait être évaluée avant la guerre à 200 milliards et si les dommages matériels causés par l'invasion s'élèvent à 800 millions le tout ne vaudra plus que 199 milliards et 200 millions, chaque milliard contribuera à la perte pour 4 millions, chaque million pour 4,000 fr., chaque mille francs pour 4 fr.
Source : Gallica

Joseph-Théodore Petitbien Quelques réflexions sur les dommages causés par l'invasion… (1874)

On a donc prétendu à tort que la solidarité ne doit naître que d'une loi ou de la volonté des partis ; elle résulte de la nature même de notre organisation sociale:
La Nation est une agglomération d'individus, de familles unis par les moeurs, par les sentiments dans une contrée qu'on appelle la patrie ; chaque individu, chaque famille quoique travaillant pour son intérêt particulier ne sont pas moins associés, et ne sont pas moins tenus à faire les sacrifices que comporte l'association dans l'intérêt commun.
Source : Gallica

Joseph-Théodore Petitbien Quelques observations sur le mode proposé par l'administration pour la répartition des indemnités… (1874)

En admettant la responsabilité communale dans la guerre, ce que nous contestons, elle devrait s'appliquera toute l'association, c'est-à-dire à tous les habitants; pour épargner une imposition proportionnelle qui atteindrait tout le monde ou frapperait seulement les victimes de la guerre, et dans une proportion d'autant plus forte que leurs pertes seraient mieux justifiées, cela nous paraît être une atteinte grave au principe du respect de la propriété.
Le sacrifice qu'on veut imposer aux particuliers ne serait pas fait au profit de la commune, mais bien au profit de ceux qui n'ont rien perdu
Source : Gallica

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