Jules Bauzon

Élements biographiques

Jules Bauzon Du sevrage (1877)

Dans le langage populaire, on désigne sous le nom de sevrage un changement complet apporté dans le régime alimentaire de l'enfant : sevrer, c'est alors retirer le sein de la nourrice ou même le biberon pour faire partager à l'enfant le repas de la famille. Mais, comme l'a si bien dit Alp. Leroy : « le sevrage ne doit être que la cessation d'un des aliments de l'enfant, et non le changement subit de sa manière d'être nourri. »
Source : Gallica

Jules Bauzon Du sevrage (1877)

Nous le reconnaissons volontiers, mais c'est moins pour nourrir l'enfant que pour l'habituer à une nourriture plus solide que nous les donnons. Pour nous le lait, qu'il soit fourni par la mère ou par les animaux, doit former la base de l'alimentation de l'enfant; nous sommes loin de regarder ce produit comme un aliment de peu de valeur, et de fait, établissons quelques chiffres. Nous espérons prouver qu'avec le régime
lacté exclusif, l'enfant prend proportionnellement une nourriture beaucoup plus riche que la nôtre.
Source : Gallica

Jules Bauzon Du sevrage (1877)

M. Magne propose alors le régime qu'il croit convenable dès l'âge de six ou huit mois. « La viande est trop systématiquement exclue de la nourriture des enfants. L'homme est omnivore pendant son enfance, comme lorsqu'il est parvenu à l'âge adulte ; mais il faut trouver la bonne manière de la faire prendre aux nourrissons. Faut-il leur donner de la viande crue, de la viande cuite, de la viande hachée? Ce qui est certain, c'est que l'extrait et le jus de la viande ne peuvent pas remplacer la viande pour les enfants bien portants, à l'âge où se fait l'ossification, la formation des dents. »
Source : Gallica

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