Julien-Hyacinthe Marnières Guer

Élements biographiques

Julien-Hyacinthe Marnières Guer Au roi, aux monarques alliés et à la nation française… (1815)

Tu n'as vu mourir qu'un homme, tu n'as vu tomber qu'une tête , observe mieux et tu verras quatre cent mille têtes qui, frappées du même coup , roulent en s'agitant sur l'arène ensanglantée ; regarde plus loin encore, vois ces cadavres étendus qui couvrent les plaines de l'Allemagne , les coteaux de l'Italie, les montagnes de l'Espagne, et les déserts glacés de la stérile Russie : ces cadavres ont appartenu à des Français , à tes amis , à tes parents , à tes enfants peut-être : si tu ne sais pas pleurer ton Roi, pleure du moins ton fils !
Source : Gallica

Julien-Hyacinthe Marnières Guer Précis d'un ouvrage sur le budget et ses erreurs… (1816)

Pour rétablir l'équilibre dans les finances d'un grand empire, il faut abjurer l'esprit de système et employer à-la-fois tous les moyens que la raison nous présente afin de n'en exagérer aucun. Imposer, emprunter, et faire en même temps des réformes, est le seul moyen de pouvoir rejetter les impots trop onéreux; n'ouvrir que des emprunts trop faibles pour que leurs intérêts surchargent le budget prochain, et s'arrêter dans les réformes même, au terme qui sépare la justice indulgente de la justice trop sévère.
Source : Gallica

Julien-Hyacinthe Marnières Guer Au roi, aux monarques alliés et à la nation française… (1815)

Il ne me suffit pas , je le répète, d'avoir rappelé au souvenir des Français cette vérité si importante aujourd'hui; il faut que je leur dise encore : Une révolution qui change les institutions fondamentales de l'État, a les mêmes effets qu'une révolution qui change la dynastie régnante ; elle produit les mêmes désordres , les mêmes divisions dans le peuple, le même besoin d'une tyrannie qui comprime le mécontentement. Les lois sont la patrie pour les coeurs généreux, c'est l'objet de leur amour
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature