Pierre-Aristide Martin

Élements biographiques

Pierre-Aristide Martin,  Nouveau catéchisme républicain… (1833)

“ Au reste, il est bon de rappeler que le principe de l'immuabilité des institutions sociales est une odieuse absurdité, à laquelle l'avenir se gardera bien de se soumettre. Aucune génération n'a le droit d'enchaîner par des lois, celle qui doit la suivre, et l'homme qui vient dire à des citoyens; «Voila une charte que vos pères ont faite, voila une monarchie qu'ils ont instituée, vous êtes tenus de vous y soumettre sans examen », celui-là est un tyran ou un insensé ! — Chaque génération choisit la forme de gouvernement et se donne les lois qu'elle juge les plus propres à faire son bonheur ”
Source : Gallica

Pierre-Aristide Martin,  Nouveau catéchisme républicain… (1833)

“ De ce qu'elle est obligée de subir cette nécessité, il ne s'en suit pas que les premiers venus , se présentant avec tel ou tel prétendu titre, aient le droit d'usurper le gouvernement. Il faut, au contraire, bien comprendre que nul ne peut s'imposer à la nation; que le droit de la gouverner ne peut résulter que du consentement librement donné par elle, et que ce n'est que par le fait de ce consentement qu'il s'établit entre les gouvernans et les gouvernés un engagement semblable au contrat de mariage ou au contrat qu'on passe avec une personne qu'on charge du soin de ses intérêts. ”
Source : Gallica

Pierre-Aristide Martin,  Nouveau catéchisme républicain… (1833)

“ C'est la nation entière qui est maîtresse du pouvoir, mais comme il n'est plus possible de la réunir chaque jour sur une place publique pour connaître sa volonté, c'est la forme représentative que l'on a adoptée préférablement à toute autre pour arriver à la direction générale des affaires du pays. En d'autres termes, c'est à des délégués de la totalité des citoyens, devenus par là les représentans de la nation, que le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont confiés. ”
Source : Gallica

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