Pierre Solodovnikoff

Élements biographiques

Pierre Solodovnikoff La notion de l'ordre public en droit international privé dans la jurisprudence française relative au droit de la famille… (1936)

Même en droit français l'on peut se poser la question : en quoi une condamnation à une peine afflictive et infamante est-elle une infraction aux obligations du mariage ? Nous formulerons ici même une réserve : il n'est pas absolument certain que le divorce et la séparation de corps soient les sanctions du mariage. On peut les imaginer comme une impossibilité de vie commune.
Historiquement, il est certain qu'ils n'ont pas été à l'origine des sanctions.
§ II. — La Jurisprudence française des conflits de loi relatifs aux effets du mariage et l'intervention de la notion d'Ordre Public.
Source : Gallica

Pierre Solodovnikoff La notion de l'ordre public en droit international privé dans la jurisprudence française relative au droit de la famille… (1936)

Est-ce à dire, qu'en confiant au Juge un pouvoir discré-ditionnaire en ce qui concerne l'application de la notion de l'Ordre Public pour la solution des conflits de lois, on lui confie une charge trop lourde. Nous ne le croyons pas.
Toute législation possède des idées directrices, un cadre de lois précises.
En droit international privé nous évoluons dans un cadre sans lois fixes. Seules les lois en vigueur dans un pays donné comptent pour le Juge de ce pays. L'esprit et le fondement de la loi constituent le critérium nécessaire de l'Ordre Public.
Source : Gallica

Pierre Solodovnikoff La notion de l'ordre public en droit international privé dans la jurisprudence française relative au droit de la famille… (1936)

Solution rationnelle, car c'est la loi personnelle, loi nationale des personnes directement intéressées, c'est-à-dire la loi des futurs époux, s'il s'agit de l'acquisition de la qualité de gens mariés, ou la loi des époux s'il s'agit d'un
conflit de lois, qui détermine les conditions de validité et les effets du mariage — solution remarquable de logique et de bon sens, car nulle autre loi, sinon la loi nationale, ne saurait être aussi bien qualifiée pour régir l'institution du mariage.
Source : Gallica

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