René François

Élements biographiques

René François Les dépenses coloniales de souveraineté… (1902)

« Dans le système même le plus libéral dit-il, avec la décentralisation la plus forte, l'autonomie la plus complète, la colonie demeure néanmoins , soumise à la souveraineté de l'Etat qui l'a créée. Le droit de paix et de guerre appartient à l'Etat, c'est en son nom que la justice est rendue ; dès lors, pour rester fidèle au principe exposé tout à l'heure les dépenses afférentes à un service où la métropole a le dernier mot doivent raisonnablement et légitimement incomber à la métropole ».
Source : Gallica

René François Les dépenses coloniales de souveraineté… (1902)

Il y a solidarité financière entre l'Etat et le département en ce sens que c'est le département qui — pour une portion - subvient aux charges de l'Etat. Le même contribuable paiera d'abord par exemple comme Parisien pour le budget du département de la Seine, et comme Français, pour celui de l'Etat. Cela a pour conséquence de ne point séparer par un fossé très profond le budget du département de celui de l'Etat. On n'attachera pas une importance exagérée à l'inscription d'une dépense
au budget de l'Etat plutôt qu'au budget du département, puisque c'est toujours un peu la même bourse qui paie.
Source : Gallica

René François Les dépenses coloniales de souveraineté… (1902)

La règle est que la colonie doit se suffire à elle-même ; la subvention n'existera que dans des cas exceptionnels, principalement dans la période de formation.
Les dépenses de services offrent un caractère permanent : affectées à un service normal, elles se perpétuent avec lui.
Enfin, remarquons que si l'on accorde à l'une des deux catégories de dépenses de souveraineté une part prépondérante, c'est, pratiquement, aux dépens de l'autre. Il est évident que si les dépenses de services sont nombreuses le budget local — allégé d'autant n'aura guère besoin de faire appel
aux subventions.
Source : Gallica

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