Résumé

Adolphe Crémieux Décret sur les membres des commissions mixtes… (1871)

Malheureusement, le décret du 28 janvier n'a expulsé aucun des juges qu'il fait descendre de leur siége. C'est la différence entre la dictature violatrice de tous les droits, et la dictature vengeresse de la morale publique. L'une frappe l'innocent par la spoliation, l'autre atteint le coupable par la flétrissure: et la conséquence arrive d'elle-même : le juge commissaire deviendra conseiller, président de tribunal, premier président, sénateur: la servilité du magistrat lui a ouvert le chemin des fonctions et des honneurs : c'est la dictature de l' immoralité.
Source : Gallica

Adolphe Crémieux Décret sur les membres des commissions mixtes… (1871)

Le décret qui flétrit les magistrats - commissaires protégera dans l'avenir la vie, la liberté, la sécurité des citoyens, en leur assurant, même dans les temps les plus agités, le bienfait d'une justice régulière.
C'est faire assurément un grand acte de défense nationale que de poser dans un décret ce principe éternel : « La justice, c'est la protection de la société ; — violer » les saintes lois de la justice, c'est enlever à la nation » tout entière le palladium qui la protége.
Source : Gallica

Adolphe Crémieux Décret sur les membres des commissions mixtes… (1871)

La rougeur couvre le visage, l'indignation soulève la conscience.
Ils étaient magistrats, ils se sont faits commissaires.
Commissaires, ils ont jugé sans entendre, sans voir ceux qu'ils ont condamnés.
Ils ont inventé des peines contre des pères de famille sans reproche et bons citoyens; ils ont inventé l'internement et l'exil, leur enlevant le foyer domestique et la patrie, et ils ont envoyé huit mille innocents à la mort, en Algérie, à Cayenne ou à la Guyane.
Source : Gallica

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