Alexis Piron,
Voyage de Piron à Beaune, publié pour la première fois séparément et avec toutes les pièces accessoires…
(1831)
“ En effet, ma gaieté s'obstina si courageusement contre la tempête et les ténèbres, qu'elle tint bon jusqu'à Nuits, où nous nous rafraichîmes : je ne respirais que désordre et remue-ménage. Malheur à qui s'avisait de s'endormir. Pour ranimer mon monde et l'éveiller, je composai cette chanson, sur l'air de Joconde : A moi, garçon, vite un grand trait ! Verse à toute la bande : A toi, Pontoise, à toi, Maret, A ta santé, Deslande. Pour savourer un jus si bon Que ce pays nous donne, Que n'ai-je le col aussi long Qu'on a l'oreille à Beaune ! ”
