Résumé

Les Piron, ou vies anecdotiques d'Alexis Piron… (1844)

On ne peut rien concevoir de plus spirituel, comme rien qui soit plus juste.
« Ne me parlez pas de la Métromanie, c'est une marâtre qui a dévoré tous mes autres enfants» , disait-il, lorsqu'on lui en faisait l'éloge.
Il devait ajouter, pour être juste : « Mais c'est mon seul brevet pour l'immortalité. »
Il paraît que Piron, malgré tout son esprit, ne put se défendre de l'amour que les pères et mères ont pour leurs enfants estropiés ou malades.
Source : Gallica

Les Piron, ou vies anecdotiques d'Alexis Piron… (1844)

D'ALEXIS PIRON
La vie d'un auteur est dans ses écrits, a dit Voltaire ; nous suivrons exactement cette maxime dans cette vie anecdotique de Piron.
Tout le monde connaît, en effet, la généralité de la vie de notre auteur, surtout par celle qu'a donnée M. de Juvigny, à la tête de ses oeuvres, et par la préface un peu longue qu'Alexis Piron a mise lui-même au-devant de la. plus belle de ses pièces; mais on ne connaît pas les anecdotes dont elle a été semée, ni sa généalogie, et tout le monde croit encore que Mme Capron fut sa nièce, elle qui ne l'a jamais été, ni pu l'être.
Source : Gallica

Les Piron, ou vies anecdotiques d'Alexis Piron… (1844)

« Ah ! monsieur Piron, lui ditelle, pouvez-vous bien , un jour comme aujourd'hui, vous mettre dans un état pareil ? —Madame, répondit Piron qui n'avait rien perdu de son esprit : le jour que la Divinité succombé, l'humanité peut bien chanceler. »
C'est là une des plus belles réponses qu'il ait jamais faites.
On connaît les mauvais services que lui rendit Voltaire, par pure méchanceté, auprès de Mme de Mimeure, en lui lisant, malgré elle, la fameuse ode, et cela dans le temps où Piron avait le plus besoin de sa protection.
Source : Gallica

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