Antoine Tchekof

Résumé

Antoine Tchekof Revue des Deux Mondes

Il n’y a plus de vent, l’onde est calme, mais la chaleur devient insupportable. Goussef pense avec délices à l’hiver de sa patrie. Il se voit emporté dans un traîneau léger, par des chevaux fougueux. Hue ! comme le vent glacial lui mord agréablement la peau ; la neige que les sabots des chevaux lui jettent à la figure est douce. Le fouet claque, les bonnes gens crient, les chiens aboient et tout à coup, le traîneau se renverse, on tombe, le visage dans la neige, dans la délicieuse, la froide neige...
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Antoine Tchekof Revue des Deux Mondes

Que la paix éternelle soit avec lui ! dit le paysan à la tête de femme.
Un des hommes prit Michaïl par les épaules, un autre par les pieds, le troisième fit le signe de la croix sur sa tête, puis ils l’emportèrent ainsi, en trépignant lourdement des pieds et Paschka remarqua que les mains de Michaïl et les pans de sa robe de chambre traînaient tout le temps par terre.
La chambre resta silencieuse ; de la poitrine du vieillard endormi sortaient seulement des sifflemens et des chants étranges, comme si plusieurs personnes s’y fussent parlé. Paschka écoutait, et peu à peu la peur le prit.
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Antoine Tchekof Revue des Deux Mondes

Pas de lampe sur le pont, ni dans les mâts, — et la mer tout autour si noire ! — Sur la poulaine se tient immobile comme une statue la sentinelle ; on dirait qu’elle dort aussi et que le navire s’en va comme il veut dans l’espace, vers un but à lui.
Le soldat penche la tête sur le bord et dit : — Demain on descendra Pavel Ivanovitch dans la mer.
— Oui, — c’est la loi.
— Être couché dans la terre vaut mieux. Là, au moins, notre mère pourrait venir pleurer.
Goussef et le soldat lèvent involontairement la tête ; ils voient là-haut le ciel, les étoiles étincelantes, le calme, la paix
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