Résumé

Appel aux esprits généreux de toutes les opinions… (1831)

Je m'arrête étonnée de ce que je fais ; j'écris, moi, pauvre femme, dont l'intelligence est condamnée à ne se mouvoir que dans le cercle étroit des intérêts les plus vulgaires de la vie! j'écris, et j'ose traiter une haute question politique ! j'ose la traiter en présence des passions tumultueuses près d'en venir aux mains ! j'écris, et je ne saurais pas même attendre cette espèce d'approbation qu'on accorde à un homme qui brave un danger physique pour remplir un devoir ; mon sexe me met à l'abri de tout péril, je ne puis en courir qu'un seul, c'est le ridicule.
Source : Gallica

Appel aux esprits généreux de toutes les opinions… (1831)

Examinons jusqu'à quel point les voeux des républicains peuvent être d'accord avec le bien-être ou la gloire de la France.
Toute forme de gouvernement, pour condition première de sa durée, doit être eu harmonie avec les moeurs de la nation qu'elle régit. Sous le rapport matériel, la France, avec l'immense étendue de son territoire, avec le développement de son industrie et de son commerce, avec les besoins et les habitudes de luxe introduits généralement dans les classes intermédiaires de la société, et dans quelques contrées jusque dans la famille de l'artisan, peut-elle être une république?
Source : Gallica

Appel aux esprits généreux de toutes les opinions… (1831)

Peu leur importe que les principes éternels de la justice soient méconnus, que le chaos et la barbarie remplacent cette exquise civilisation qu'ils ne cessent de préconiser ; peu leur importe que la flamme et le fer dévastent leur patrie, que les massacres et les spoliations la couvrent de ruines, si au travers du désordre universel ils peuvent arracher pour eux-mêmes quelques lambeaux du pouvoir.
Source : Gallica

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